La dormeuse du Val

Echo de la presse locale de Charleville… (extrait du CharleRimbe du 5 avril 2012)


Chers lecteurs,

 

Le peuple de Charleville est en émoi depuis plusieurs jours. Aux alentours de Pâques, il s’impatiente d’accueillir, non point le Messie, mais un groupe de touristes qui arriveraient comme les rois mages !

Des voyageurs originaux, en provenance d’une cité ardente, prétend-on !

  Les rumeurs fusent, colportant les exploits du couple célèbre, Tchanchès et Nanesse, annoncés par autocar. Un chef, au gracieux langage, dirigerait l’équipée. Ses paroles, d’après la légende qui le précède, pourraient atteindre le point sommital. Un ange, les accompagnant, veillerait sur eux, les guiderait sur de purs chemins.

L’appellation de ce groupe reste mystérieuse. C’est un Cas. Ou un K, à la puissance 3.

Les Carolomacériens s’émerveillent, particulièrement, de l’arrivée d’une Dormeuse du Val, la sœur affirme-t-on de Maurice. (Savez-vous que Maurice était le prénom du fameux soldat décrit par Rimbaud ?)

Un nouveau poème circule dans toute la ville sur l’aventure survenue à la « Dormeuse du Val». Son succès dépasse, à l’audimat, celui de Quentin Mossimann (coach dans « the Voice »).

  Voilà sans doute une nouvelle légende…Est-elle née d’un rêve ?

Nul ne pourra prétendre, quoi qu’il en soit, que c’est une histoire à dormir debout !

  Le mystère qui nous occupe, chers lecteurs, serait lié à un fameux 30ème  anniversaire ; certains vont-ils  identifier notre héroïne ?

 

Henri Charles Ville, votre correspondant

La dormeuse du Val

le val
le val

 

C'est un trou de verdure où chante une rivière,

Accrochant follement aux herbes des haillons

D'argent ; où le soleil, de la montagne fière,

Luit : c'est un petit val qui mousse de rayons.

 

Une «belle crapaute » gît, bouche ouverte, tête nue

Et la nuque baignant dans le cresson ocre jaune

Elle sommeille étendue dans l’herbe sous la nue,

Calme, ne craignant point les affres de la faune.

 

Les pieds dans les jonquilles, elle dort, souriante.

Ne la voyant plus les baladeurs, donc, s’impatientent,

Éveillez-la, avant qu’elle ne prenne  froid !

 

Déjà ses narines frémissent,  au parfum d’ail des ours,

L’appel des marcheurs résonne dans les entours.

Gente Dame !  Rejoins-nous sur le chemin droit…

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